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Robe du soir 1930

17jan
  • Robe du soir 1930

Jusque dans les années 1930, la haute couture parisienne fut le centre d’inspiration en matière d’élégance et de luxe. Bien que Londres et New York voyaient progresser leurs influences, il était admis, de façon générale, que la mode naissait à Paris. Ainsi, si les créateurs parisiens décidaient, de modifier les silhouettes, celles-ci étaient immédiatement adoptées et copiées. Pourtant Joséphyne Baker, lors de ces représentations de charleston, au théâtre des Champs Elysées, a beaucoup influencé les créateurs parisiens. Ainsi l’on voit apparaître les premières jupes, encore tombantes aux chevilles dans les années 1920, à mis mollet. C’est le cinéma hollywoodien qui répandra cette mode « glamour » à travers ses stars, dont la mise en image faisait office de magasines de mode haut de gamme et renseignait les femmes sur les dernières tendances.

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La création des perles de « cristal », dont sont brodés les motifs qui ornent cette robe de soie, est le fruit du travail des verriers anglais, du 17ème siècle. La présence de plomb, dans le mélange, en augmente le pouvoir réfléchissant et leur apporte un scintillement tout particulier.

l’on suppose que les premières perles de verre ont été créés pour imiter les pierres semi précieuse, telles que la Turquoise ou la Lapis Lazuli. Les plus anciens vestiges sont datés de 3000 ans av. J.C. et ont été trouvé en Mésopotamie. Les traces de fabrication en Europe occidentale sont présente depuis 1500 ans av. J.C. Les échanges de matières précieuses sur de grandes distances, ont été mis en évidence par la récente découverte d’une perle de verre dans une sépulture, datant de l’âge de bronze, au Danemark. L ’analyse de cette perle à révélé qu’il s’agissait du même matériaux dont était fabriqué le verre de la tombe de Toutankhamon. De même, la présence d’Ambre des régions nordiques, dans les chambres funéraires de nombre de pharaons, confirme ces échanges.

On retrouve la fabrication de perles de verre sur tous les continents. Quatre techniques de fabrication de distinguent mais, qu’il soit filé, enroulé, moulé ou soufflé, les artisans d’hier et d’aujourd’hui n’auront de cesse d’en exploiter toutes possibilités et leurs variété est presque infini.

Le tissage en Indonésie

01nov
  • Le tissage en Indonésie

Initialement constituée de petits royaumes, c’est au 7ème siècle que l’Indonésie devient un royaume unifié possédant une suprématie maritime sur la région. Sa proximité avec l’Inde et la Chine se retrouve dans les influences graphiques et techniques qui n’auront cessé de voyager tout au long de l’histoire de ces trois civilisations.

Les termes batik (nouer) ikat (lier autour) plangi (multicolore) sont originaires d’Indonésie, preuve d’une longue tradition textile. Considérée comme féminin et symbolisant la fécondité, la fabrication des étoffes, ainsi que la culture du coton sont réservés aux femmes . Les textiles font partie intégrante des rites de mariages, de naissances, de funérailles…

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L’on date vers 1000 av J.C, les plus anciens fragments de tissage, retrouvés dans cette région, en Thaïlande. Les tisserands y ont toujours utilisé de nombreuses fibres végétales, tel que le chanvre, le raphia, les fibres de bananier, de mûrier, de figuier, d’arbre à pin, d’ananas. Les métiers à lanière y ont été introduit en 800 ans av JC, par des artisans venant du nord Vietnam. L’agave fut la première fibre tissée par les artisans indonésiens. Aujourd’hui, à Sumatra, les tisserands travaillent presque exclusivement la soie, tandis que ceux de Bali mélangent soie et coton.

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La technique de l’ikat, que les teinturiers n’ont cessés de perfectionner, a été introduite vers le 14ème siècle par les marchands arabes et indiens. Au sud de Bali est produit un double ikat, dont les secrets de fabrication furent transmis au 16ème siècle. Cette méthode de teinture des motifs sur les chaînes et trames avant tissage, et dont la réalisation est complexe et délicate, fut de tout temps investi d’une haute valeur sacrée.

 

La tapisserie d’Aubusson

30août
  • La tapisserie d’Aubusson

L’expression décorative des tapisseries d’Aubusson, avant l’avènement de la république, est caractérisé par les nombreuses verdures qui y furent tissées. Quelle que soient les scènes, les motifs végétaux y tiennent une grande place. Les scènes de chasse et les sujets mythologiques de la période médiévale, vont peu à peu faire place aux verdures exotiques puis aux scènes champêtre, pour satisfaire une clientèle de plus en plus large. Les plus anciennes tapisseries que l’on peut attribuer avec certitude aux ateliers d’Aubusson datent de 1501. Tissées par les frères Augeraing, elle sont particulièrement représentatives du style ornementale qui caractérise et a fait le succès des créations aubussonaises.

La naissance des manufactures d’Aubusson n’est pas documentée. C’est pourquoi deux versions coéxistent. La présence des premiers lissiers serait attribué aux Sarrasins, installés dans la creuse après leur défaite à Poitiers en 732. Bien que leur présence soit avéré, cette hypothèse est contesté. Plus nombreux sont ceux qui pensent que les ateliers auraient été crée au XIV ème siècle par Louis de Bourbon, ayant fait venir des lissiers flamands. C’est l’utilisation du métier de « basse lisse », qui caractérise les fabrications en provenance de Flandre, qui accréditerait cette version.

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Ces ateliers commenceront à connaître un premier véritable essor au XVII siècle, lorsque Colbert décidera d’attribuer des aides à quelques manufactures afin de les rendre plus compétitives. Une première période de prospérité s’ouvrira lorsque les ateliers d’Aubusson se verront attribué par celui-ci, le titre de manufacture royale. L’abrogation de l’édit de Nantes, sous Louis XIV, va porter un rude coup aux manufactures aubussonnaises. Les Habitants y étant essentiellement protestant, c’est sa rivale Felletin, à dominante catholique, qui se verra favorisé par les commandes de la couronne. C’est au XVIII ème siècle, sous Louis XV que les promesses faites par Colbert en faveur des ces manufactures seront enfin tenues. Un peintre est nommé afin de corriger les cartons et un teinturier est installé au sein de la ville. Une nouvelle période de prospérité s’ouvrira jusqu’à la révolution, qui verra décliner l’engouement pour ces somptueuses pièces décoratives.

C’est aux lissiers d’Aubusson et à leur collaboration avec Jean Lurçat, qui amène dans son sillage d’autres peintres, que l’on doit le renouveau de la tapisserie, au milieu du XXème siècle.

La Route de la Soie

28juin
  • La Route de la Soie

Le terme «  Route de la soie », date du XIXème siècle, en référence aux commerce de la précieuse soie, dont les chinois conservèrent les secret de fabrication durant trois milles ans. Elle dénomme les routes terrestres que les différentes conquêtes et alliances, chinoises, romaines et perses, ouvrirent aux commerces des épices, étoffes, pierres et métaux précieux. Elle était constituée d’une multitude de routes commerciales, allant de Chang’an ( aujourd’hui, Xi’An ), en Chine jusqu’à Antioche, en Syrie et bien peu la parcourir dans son intégralité.

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Initiée au IIème siècle par le général chinois Zhang Qian, la route de la soie traverse l’Asie Centrale, permettant ainsi de commercer de l’Europe à l’Asie. Celui-ci scella des accords avec les Parthes, les Indiens, les Sogdiens afin de garantir la sécurité des routes caravanières,

Au fils des alliances le trajet des routes s’est modifié, faisant disparaître de grands centres d’échanges tandis que d’autres naissaient. Ainsi de nombreux vestiges de villes antiques entières, jadis prospères, ont-ils été mis à jour au Xinjiang, au Kyrgyzstan, au Tajikistan, au Turkmenistan, en Uzbekistan, au kazakhstan… D’autres comme Samarkande, en Ousbekistan sont restées des centres de négoces privilégiés tout au long des seize siècles que durera la prévalence de cette voie commerciale.

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Cette voie sera l’occasion de nombreux échanges culturels, religieux, artistiques et d’innovations techniques. Le textile bénéficia également de cette voie de communication, par la diffusion des techniques de tissage propre à chaque région, et dont les artisans ont su exploité toutes les possibilités, avec beaucoup d’art, depuis l’antiquité. Les religions également voyageront apportant leurs influences culturelles et morales. Le bouddhisme, né en Inde au Vème siècle av . J. C, se répandra très rapidement sur la route de la soie et aura de nombreux adeptes jusqu’au IXème siècle. C’est pourquoi l’on trouve les vestiges de monastères et de temples bouddhistes sur les routes empruntées par les caravanes.

Le tissage précolombien

01juin
  • Le tissage précolombien

L’Amérique a livré de nombreux vestiges textiles. Les tissages les plus anciens qui ont été exhumés, datent de 8500 ans av. J.C. Découverts au nord du Pérou, ils sont composés de fibres végétales dont la structure est encore assez rigide. Les conditions climatiques de cette région du monde ont permis la conservation de milliers de tissus funéraires. La fibre la plus utilisé sur ce continent, à cette lointaine époque était L’agave. Son manque de souplesse et d’élasticité la réservait aux étoffes grossières. La fibre privilégiée par les tisserands était le coton, déjà cultivé dés 2500 avant J.C. Les lamas fournissaient la laine servant à tisser les étoffes à usage domestique tandis que l’alpaga et la vigogne, aux pelages plus doux se voyaient attribués aux pièces de plus hautes qualités. L’on a retrouvé des fragments combinant laine et coton datant d’environ 1000 ans av J.C. Quelques tissus de cette époque présentent l’utilisation de plumes.

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Bien que les civilisations précolombiennes soient d’une grande diversités, leurs économies reposants sur l’agriculture  leurs accordent  une caractéristique commune.  Agronomes accomplis, ils avaient développés des techniques complexes, pour favoriser la fertilité des sols et la plupart de leurs rituels y étaient consacrés.Il n’avaient pas inventé la roue et n’utilisaient pas de système d’écriture, si ce n’est en Amérique centrale mais, ils avaient développé de remarquable connaissance en mathématique et en astronomie. Bon nombre de ces civilisations avaient déjà disparue bien avant que les européens n’envahissent le continent.

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Le peuplement de cette région du monde reste sujet à polémique. La thèse la plus répandue attribuerait l’arrivé de l’homme, par le détroit de Béring, sous la forme de nomades venus d’Asie. La datation de ces migrations reste, elle aussi, sujette à de nombreux débats. Les plus anciens vestiges d’une culture identifiable remonteraient à 20 000 ans.

 

 

Le tapis berbère

21mai
  • Le tapis berbère

Le métier vertical berbère à une barre de lisse, s’utilise jusqu’en Libye et en Egypte. Facile à transporter, prenant peu de place, les femmes y tissent indifféremment des tapis de haute laine, des kilims, ainsi que des pièces d’habillement. Leur activité de tissage s’effectue essentiellement durant la fin de l’été et en automne, lorsque les travaux agricoles leur laissent un peu de répit, mais également à temps perdu tout au long de l’année. Certaines pièces sont tissées en laine de couleurs naturelles, d’autre en laine teinte par leurs soins. Les principaux végétaux utilisés pour la teinture, que les femmes berbères maîtrisent parfaitement depuis des millénaires, sont la garance, la grenade, l’oignon, le henné, le safran, l’oeillet d’Inde, le lilas. Les motifs symboliques qui les ornent, et dont on retrouve la trace jusqu’au néolithique, ont une valeur de protection mais aussi, de reconnaissance.

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Le terme Berbère vient du grecque « barbarus » ; terme que ceux-ci utilisaient pour désigner les populations aux langues et coutumes différentes des leurs. Ce sont les romains qui ont attribué ce nom aux habitants de l’Afrique du nord, qui eux-même se nomment Amazighs, signifiant « homme libre ».

 Les sites archéologiques attestent de leurs présences, il y a plus de 2 millions d’années. Composés de tributs autonomes rassemblées en confédération, ils occupaient un vaste territoire allant de la vallée du Nil à l’océan Atlantique.

 Toujours très largement présent en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Maroc et en Mauritanie, leur présence en Egypte ne se situerait plus que dans l’oasis de Siouad, ou Alexandre le Grand vint consulter l’oracle, avant de se lancer à la conquête de l’Inde et de l’Asie. Les nombreuses invasions qu’ils ont subit au cours des siècles, n’ont pas entamé leurs sentiments identitaires et bien que l’apport de nombreux mots arabes et français ait modifié leur langue, elle garde cependant ses caractéristiques. Certains, comme les touaregs, continuent à utiliser leur écriture originelle, dont l’alphabet se nomme « tifinagh ».

Le tissage en Asie

14mai
  • Le tissage en Asie

En Chine, c’est sur des vases de bronze datant d’environ 1500 av.J.C. Que l’on a trouvé des fragments de tissu de soie, attestant d’une parfaite maîtrise des techniques de tissage et du filage de la soie. Celle-ci, classé en deux catégories, était partout présente dans la vie quotidienne. Elle servait autant à fabriquer des vêtements que des cordes d’instruments de musique ou des filets de pêche. Pendant longtemps, les chinois seront seuls à en connaître les secrets de fabrication et seront nommés par l’occident, le peuple de la soie. Ce monopole leurs assurera un commerce florissant durant une longue période. Au II ème siècle s’ouvre la route de la soie, de la côte syrienne à la capitale chinoise, Tch’ang-ngan. Cette route va faire voyager les influences esthétiques et l’on retrouve sur certaines soieries chinoises, des motifs en provenance de Syrie tout comme certains tissus sassanides ont été copiés avec une telle fidélité qu’il est parfois difficile de distinguer les copies, des modèles originaux. Les pièces les plus caractéristique de l’art textile chinois sont des soieries au tissus d’une grande finesse. Certains portent des dessins tissés dans la masse, d’autres sont teint après tissage, de décors peuplés d’oiseaux, ou d’animaux évoluant parmi des arbres. Les motifs floraux sont également à l’honneur.

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Les terme batik (nouer) ikat (lier autour) plangi (multicolore) sont originaires d’Indonésie, preuve d’une longue tradition textile. Les femmes se chargeant de la culture du coton et de la fabrication des étoffes, il est considéré comme féminin et symbolise la fécondité. Il fait parti intégrante des rites de mariages, de naissances, de funérailles… L’on date vers 800 av. J.C. les débuts des techniques de tissage dans cette région. Les métiers à lanière y ont été introduit, à cette époque, par des artisans venant du nord Vietnam. L’agave fut la première fibre tissée par les artisans indonésiens. La technique de l’ikat principalement utilisé a été introduite vers le XIV ème siècle par les marchands arabes et indiens. A Sumatra, les tisserands travaillent presque exclusivement la soie, tandis que ceux de Bali mélangent soie et coton. Au sud de Bali est produit un double ikat, dont les secrets de fabrication furent introduits pas les marchands indiens dés le XIV ème siècle. Cette fabrication complexe et délicate fut de tout temps investi d’une valeur sacrée.

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L’introduction du Bouddhisme au Japon, qui se produit au VI ème siècle, va amener un accroissement des échanges avec la chine et ses traditions textiles déjà millénaires. Les tisserands japonais travaillent, à cette époque, essentiellement le lin et le chanvre. Au début de ces échanges, grâce à l’apport de nouvelles fibres et spécialement la soie, l’influence des artisans chinois est si importante qu’il est difficile de distinguer les lieux de production. Au XIIème siècle l’influence des samouraïs, qui prônent rigueur et valeurs morales vont faire stagner le développement des arts. Le textile sera le premier à en pâtir, les ornements vestimentaires précieux étant malvenus.

tapisserie_tissage_couverture_japon_evolisse_lyonAu XVI ème siècle, le Japon reprenant des échanges culturels avec la Chine et l’Inde, voit renaître l’art textile. Des tisserands chinois transmettent aux tisserands japonais les techniques du métier à la tire qui vient remplacer le métier à la baguette pour la fabrication des étoffes. L’engouement pour les produits en provenance de chine incite les ouvriers japonais à les reproduire. Malgré les influences étrangères, le style japonais se singularise et diversifie ses techniques en les combinant.

 

 

 

Tissage et broderie de perles

04mai
  • Tissage et broderie de perles

Dans la vallée du Chitral, au nord du Pakistan, vivent Les Kalash. Les femmes Kalash portent, dés leur plus jeune âge, une coiffe ornée de perles et de coquillages, nommée « shushut ». Brodées sur un support de toile de laine, elle est terminée d’un long bandeau descendant jusqu’aux reins.

Les Kalashs sont les derniers descendants des aryens arrivés, il y a plusieurs milliers d’années, dans la région qu’occupe aujourd’hui le nord du Pakistan. De tradition animiste, leurs rites et croyances sont très proches de ceux de la Grèce antique, tout comme leur langue.

La broderie de perle est un art très ancien. Quelques uns des plus anciens vestiges de perles de pierre et de dents d’animaux ont été retrouvé en France. Ils sont datés de trente-huit milles an avant JC. Qu’elles soient d’argile, de bois, de coquillage, de verre, de métal, elles agrémentent les parures dans le monde entier, depuis des millénaires. Les plus précieuses sont d’or, d’ivoire, d’ambre, de jade, de lapis-lazuli, de malachite. En Inde, ont été retrouvé des perles en coquille d’oeuf d’autruche, datant de vingt-trois milles ans av JC. Plus souvent brodées, on les retrouvent également tissées sur métier. Articles de troc très convoitées, elles se répandirent à travers le monde grâce à ces échanges.

 

Le tissage en Afrique subsaharienne

27avr
  • Le tissage en Afrique subsaharienne

Le climat étant peu propice à la préservation des fibres, il est difficile de dater l’apparition du tissage en Afrique Subsaharienne. Les plus anciens vestiges retrouvés à ce jour, dans la région de l’actuelle Soudan, sont antérieurs au XIème siècle. Les populations y étant essentiellement nomades, le tissage à bande a prévalu durant des siècles et continue à être pratiqué aujourd’hui. Facilement démontable et transportable, le métier a bande est constitué d’une chaîne tendu horizontalement, fixée sur une poulie et dont le peigne est suspendu. Il permet de tisser des bandes d’une dizaine de centimètre, qui sont ensuite assemblées à l’aiguille. La position du tisserand, jambes écartées pour actionner les lisses du bout des pieds en fit, pour des raisons de décence, une activité réservé aux hommes. L’introduction assez récente du métier vertical Berbère va permettre aux femmes de pratiquer le tissage, qui reste cependant encore majoritairement masculin.

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Il est probable que le métier à tisser à bande soit l’invention des Peul Maabube, résidant à l’origine dans l’actuel Niger et vivant aujourd’hui dans le nord du Sénégal, en Mauritanie, en Guinée et au Mali.

tissage_afrique_coton_evolisse_lyonTraditionnellement, le tissage n’était pas une profession à part entière mais une activité complémentaire qui s’exerçait durant la saison sèche. A cette période de l’année, le tisserand se déplaçait chez l’habitant afin de réaliser l’étoffe commandée. Lors de la fabrication du Kerka, couverture de mariage constituant une pièce importante du trousseau de la mariée, la mère de celle-ci accueillait et prenait soin du tisserand afin de s’assurer la plus belle des étoffes. Comme sur tous les supports textiles traditionnels, les motifs symboliques y ont une place de choix.

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La matière privilégiée de cette région du monde est le coton, mais on y trouve également des tissus d’autres fibres végétales tel le raphia.

 

 

Le métier haute lisse

20avr
  • Le métier haute lisse

Ce métier, dont l’invention se situe vers 1400 ans av. J.C, est l’ancêtre de tous les métiers à tisser que nous utilisons aujourd’hui et sert toujours, à réaliser tapisseries et tapis.

 Sa structure est d’une grande simplicité. Il est constitué de deux panneaux verticaux, appelés jumelles, qui soutiennent deux rouleaux appelés ensouples. c’est sur ces deux ensouples que se fixe la chaîne préalablement ourdie. L’ourdissage de la chaîne consiste en la préparation de la longueur de fil que l’on prévoit en vu de tisser soit une grande pièce, soit plusieurs petites. Pour ce faire, l’on prépare des nappes de chaîne de dix centimètres de large. L’écartement des fils tient compte de l’épaisseur du fil à ourdir et de la densité de matière que l’on désire obtenir. Plus la chaîne sera épaisse et serrée et plus le textile sera rigide. Inversement, plus la chaîne sera fine et espacée et plus le textile sera souple. Ces nappes sont ensuite installées sur l’ensouple inférieur, en prenant soin de ranger les espacements prédéfinis, dans le vautoir. Le vautoir est aussi nommé peigne car, il a la même fonction et le même mode d’action qu’un peigne à cheveux. Placé près de l’ensouple supérieure, il permet de conserver l’écartement des fils, lors de l’enroulage de ceux-ci, au fur et à mesure de l’avancé du tissage.

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L’ensemble est complété d’une barre placé sur le devant du métier, au dessus de la tête du lissier, C’est sur cette barre que l’on vient fixer les lisses qui permettent de tracter les chaînes arrières sur l’avant.

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Voilà ! Le métier est prêt pour de nouvelles aventures graphiques!

 

 

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